Images qui s’imposent, cauchemars, sursauts, évitement, impression que « c’est comme si c’était hier ». Un événement traumatique — récent ou vieux de vingt ans — peut se retraiter. J’accompagne ce travail en visioconférence, avec l’EMDR et les TCC.
Échange téléphonique de 15 minutes, gratuit et sans engagement. C’est à l’issue de cet appel que nous fixons ensemble le premier rendez-vous.
Un souvenir ordinaire se range. Il perd de sa netteté, il s'intègre au récit de votre vie, il devient quelque chose qui a eu lieu. Un souvenir traumatique, lui, ne se range pas. Il reste stocké tel quel — avec les images, les odeurs, les sensations corporelles et les pensées du moment — et il continue de se déclencher comme si le danger était toujours là.
C'est pour cela que la volonté n'y peut rien. Vous ne « ressassez » pas : votre système d'alarme n'a pas été informé que c'était terminé.
Quand ces manifestations persistent au-delà d'un mois et retentissent sur votre vie, on parle de trouble de stress post-traumatique. Mais on peut souffrir d'un traumatisme sans en cocher tous les critères — et cela mérite d'être accompagné tout autant.
« Ce n'est pas si grave, d'autres ont vécu pire. » Cette phrase, presque tout le monde me la dit — et elle est souvent un symptôme plutôt qu'une évaluation.
Ce qui fait le traumatisme n'est pas l'événement objectif : c'est ce qui s'est produit en vous à ce moment-là. L'effroi, l'impuissance, la rupture, le sentiment que votre intégrité ou votre vie était menacée. Deux personnes exposées au même événement peuvent en ressortir l'une indemne, l'autre profondément marquée, sans que cela dise quoi que ce soit de leur force ou de leur faiblesse.
Un point d'emblée, parce qu'il lève la principale crainte : le travail sur le trauma ne commence jamais par l'exposition au souvenir.
Selon les situations, la thérapie des schémas ou la TCD viennent compléter ce travail, notamment lorsque le traumatisme s'inscrit dans une histoire longue.
Le travail du trauma à distance est possible et documenté, à condition d'être plus rigoureux, pas moins.
Et une limite claire : en cas de dissociation importante, de traumatismes complexes précoces, de situation de vie actuellement dangereuse ou de risque suicidaire actif, je ne propose pas de retraitement à distance. Nous l'évaluons dès les premières séances, et je vous oriente si nécessaire.
Non, et c'est une différence importante avec l'idée que beaucoup se font de la thérapie. En EMDR notamment, le retraitement ne demande pas de récit détaillé : vous travaillez à partir d'une image, d'une sensation, d'une pensée.
Ce que vous choisissez de dire ou de garder pour vous reste votre décision, à chaque instant.
Non. Un souvenir traumatique mal intégré ne s'efface pas avec le temps : il se met en veille et se réactive à la faveur d'un événement, d'une odeur, d'une étape de vie. Le retraitement reste possible des décennies après, et c'est une part importante de ma pratique.
Le traumatisme ne se mesure pas à la gravité objective de l'événement mais à ce qu'il a produit chez vous : le sentiment d'effroi, d'impuissance, de rupture. Une hospitalisation, une annonce médicale, un accident sans blessure, une humiliation peuvent laisser des traces traumatiques réelles.
La comparaison avec « pire » est d'ailleurs souvent un symptôme.
Le travail sur le trauma ne commence jamais par l'exposition au souvenir. Les premières séances servent à stabiliser, à installer des ressources et à vérifier que vous disposez de moyens de régulation suffisants.
Le retraitement n'intervient qu'ensuite, à un rythme que nous décidons ensemble, et jamais sans votre accord explicite.
Très variable. Un traumatisme unique, récent, chez une personne par ailleurs stable peut se retraiter en quelques séances après la phase de préparation. Une histoire traumatique ancienne ou répétée demande un travail plus long.
Je préfère faire des points d'étape réguliers plutôt qu'annoncer un nombre au départ.
Oui, et c'est fréquent. Un traitement prescrit par votre médecin ou votre psychiatre et une psychothérapie sont complémentaires. Je ne prescris pas et je ne modifie aucun traitement : cela relève du médecin. En revanche, une articulation entre les deux prises en charge est souvent utile.
Je ne propose pas de réservation automatique en ligne, et c’est un choix. Chaque premier rendez-vous est fixé après un échange téléphonique de quinze minutes — le temps de comprendre votre situation, de vous expliquer comment je travaille, et de vérifier ensemble que cet accompagnement vous correspond. Cela me permet aussi de garantir à mes patients suivis des créneaux réguliers plutôt que de remplir un agenda au hasard.
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