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Proches aidants

Vous tenez tout le monde. Qui vous tient ?

Vous accompagnez un proche malade, âgé, handicapé ou dépendant. Vous n’avez ni le temps ni la possibilité de vous absenter — c’est exactement pour cela que je propose ces séances en visioconférence, depuis chez vous, quarante-cinq minutes.

Échange téléphonique de 15 minutes, gratuit et sans engagement. C’est à l’issue de cet appel que nous fixons ensemble le premier rendez-vous.

Il y a environ onze millions de proches aidants en France. Presque aucun ne se reconnaît dans ce mot. On ne se dit pas « aidant » : on dit qu'on s'occupe de sa mère, qu'on gère, que c'est normal, qu'on n'a pas le choix.

Et pendant ce temps, quelque chose s'use. La vie professionnelle se rétrécit. Les amis s'espacent. Le sommeil se fragmente. Le corps commence à envoyer des signaux. Et surtout, une phrase revient, toujours la même : je n'ai pas le droit de me plaindre, ce n'est pas moi qui suis malade.

Cette phrase est fausse

Les travaux sur les proches aidants sont constants : ils présentent des niveaux d'anxiété, de dépression, de troubles du sommeil et d'épuisement supérieurs à ceux de la population générale, avec un retentissement mesurable sur leur propre santé physique. Dans certaines pathologies, leur détresse psychologique dépasse celle de la personne qu'ils accompagnent.

Prendre soin de vous n'est donc pas un luxe pris sur le temps du malade. C'est la condition pour tenir dans une situation qui dure souvent des années.

Ce que je rencontre le plus souvent

  • L'épuisement. Pas la fatigue ordinaire : une usure de fond qui ne cède ni au sommeil ni aux vacances, parce que la charge mentale ne s'arrête jamais.
  • L'ambivalence. Aimer et en vouloir. Se dévouer et rêver que cela s'arrête. Se surprendre à souhaiter la fin, puis s'en vouloir atrocement. C'est le quotidien psychique de l'aidant, ce n'est pas une monstruosité, et cela ne peut se dire à personne dans la famille.
  • La culpabilité permanente : de ne pas en faire assez, de s'énerver, de prendre une soirée pour soi, d'envisager l'entrée en institution.
  • Le renversement des rôles, particulièrement douloureux quand on devient le parent de son parent — laver, nourrir, décider à sa place.
  • L'isolement. Les amis ne savent pas quoi dire, alors ils disparaissent. La fratrie qui « n'a pas le temps ». La sensation d'être seul avec une charge que personne ne mesure.
  • Les conflits familiaux autour des décisions, de l'argent, du degré d'implication de chacun. La maladie révèle les fractures anciennes.
  • La perte de sa propre vie : projets abandonnés, carrière suspendue, couple mis en veille, identité qui se dissout dans une fonction.
  • La peur de l'après, et son revers : le vide qui suit quand la mission qui vous tenait debout s'arrête.

Ce que la thérapie peut réellement changer

Je ne vais pas vous proposer de « prendre du temps pour vous » comme si le problème était votre organisation. La plupart des aidants savent parfaitement ce qu'il faudrait faire ; ce qui manque, ce n'est pas l'information, c'est la possibilité.

  • Un lieu qui n'appartient pas à la famille. Dire l'ambivalence, la colère et l'épuisement à quelqu'un qui n'est ni votre conjoint, ni votre sœur, ni la personne malade — c'est souvent le premier soulagement réel.
  • Reprendre pied dans la culpabilité. Les outils des TCC permettent d'examiner les exigences que vous vous imposez, et souvent de constater qu'aucun être humain ne pourrait les tenir.
  • Poser des limites qui tiennent, y compris face à une fratrie absente ou à un proche qui demande sans mesure — un travail concret, sur des situations précises.
  • Traiter la part traumatique. Beaucoup d'aidants ont assisté à des scènes qui les hantent : une chute, une hospitalisation en urgence, une crise, une annonce. L'EMDR permet de retraiter ces images.
  • Préparer et traverser l'après : l'entrée en institution, la fin de vie, puis le deuil — qui est fréquemment le moment où l'aidant s'autorise enfin à s'effondrer.

Une organisation pensée pour vous

C'est le point le plus important de cette page. Un accompagnement d'aidant ne sert à rien s'il ajoute une contrainte de plus.

  • Aucun déplacement, aucune garde à organiser. Quarante-cinq minutes depuis chez vous, parfois pendant une sieste ou le passage d'un intervenant.
  • Des créneaux tôt le matin, souvent les plus faciles à tenir quand la journée est prise.
  • Un rythme souple. Toutes les semaines dans les périodes de crise, tous les mois quand ça tient. Un suivi d'aidant s'inscrit dans la durée, pas dans un protocole rigide.
  • Une souplesse en cas d'imprévu. Les urgences font partie de votre vie ; le cadre en tient compte.
  • La continuité, même si le proche est hospitalisé, transféré, ou si vous déménagez.

Le fonctionnement complet est décrit sur la page consulter en visio.

Une remarque sur le premier appel Beaucoup d'aidants appellent « pour quelqu'un d'autre » et finissent par parler d'eux. C'est parfaitement légitime, et l'échange téléphonique de quinze minutes est fait pour cela : vous n'avez pas à savoir formuler une demande claire avant d'appeler.
Questions fréquentes

Ce que les aidants me disent

Je n'ai pas le temps ni la possibilité de m'absenter. Comment faire ?

C'est exactement la raison pour laquelle je propose ces séances en visioconférence. Quarante-cinq minutes depuis chez vous, sans trajet, sans garde à organiser, parfois pendant que la personne que vous accompagnez fait la sieste ou est prise en charge par un intervenant.

Les créneaux tôt le matin sont souvent les plus faciles à tenir pour les aidants.

Je n'ai pas le droit d'aller mal, ce n'est pas moi le malade.

C'est la phrase que j'entends le plus souvent, et elle est fausse. Les études sur les proches aidants montrent des niveaux d'anxiété, de dépression et d'épuisement supérieurs à ceux de la population générale, et parfois à ceux des personnes qu'ils accompagnent.

Prendre soin de vous n'est pas un luxe pris sur le temps du malade : c'est ce qui vous permet de tenir dans la durée.

Mes sentiments sont contradictoires : je m'en veux.

Aimer quelqu'un et souhaiter que cela s'arrête, se dévouer et en vouloir, être présent et rêver de partir : c'est le quotidien psychique de l'aidant, et ce n'est pas une trahison.

Ces ambivalences sont d'autant plus lourdes qu'elles ne peuvent se dire à personne. Un espace extérieur à la famille sert précisément à cela.

Et quand l'accompagnement s'arrête ?

Le décès ou l'entrée en institution ne mettent pas fin à ce qui a été traversé : beaucoup d'aidants s'effondrent à ce moment-là, quand la mission qui les tenait debout disparaît.

C'est une période où le suivi est particulièrement utile, et où il se prolonge souvent en accompagnement de deuil.

Existe-t-il des aides pour financer un suivi ?

Les séances ne sont pas remboursées par l'Assurance Maladie, mais de nombreuses mutuelles prennent en charge un forfait annuel de consultations chez un psychologue. Certaines caisses de retraite complémentaire, certains comités d'entreprise et certaines associations d'aidants proposent également des dispositifs de soutien.

Renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé, et n'hésitez pas à m'en parler lors du premier échange.

Puis-je consulter alors que mon proche est encore autonome ?

Oui, et c'est même souvent le meilleur moment. L'entrée dans le rôle d'aidant est progressive et rarement décidée : on s'y trouve un jour sans l'avoir choisi. Poser des repères tôt — sur ce que vous pouvez tenir, sur ce que vous déléguez — évite bien des effondrements plus tard.

En cas d'urgence. Ce site n'est pas un service d'urgence et les demandes ne sont pas traitées en temps réel. Si vous êtes en danger immédiat ou avez des idées suicidaires, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24), le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Le premier pas, c'est un simple appel

Je ne propose pas de réservation automatique en ligne, et c’est un choix. Chaque premier rendez-vous est fixé après un échange téléphonique de quinze minutes — le temps de comprendre votre situation, de vous expliquer comment je travaille, et de vérifier ensemble que cet accompagnement vous correspond. Cela me permet aussi de garantir à mes patients suivis des créneaux réguliers plutôt que de remplir un agenda au hasard.

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