Cancer, maladie chronique, traitements lourds, séquelles. J’ai passé dix ans à l’hôpital auprès de personnes malades et de leurs proches — en oncologie, en hématologie et en équipe mobile de soins palliatifs. Je poursuis aujourd’hui cet accompagnement en visioconférence, partout en France.
Échange téléphonique de 15 minutes, gratuit et sans engagement. C’est à l’issue de cet appel que nous fixons ensemble le premier rendez-vous.
Il y a un avant et un après. Une phrase prononcée dans un bureau, un résultat d'examen, et la vie bascule dans un autre régime — celui des rendez-vous, des protocoles, des chiffres, de l'attente. Le corps devient un objet de surveillance. Le temps se réorganise autour des cycles de traitement. Et l'entourage, souvent avec les meilleures intentions, se met à parler de courage et de combat.
Ce que la maladie grave fait au psychisme est rarement pris en charge à la hauteur de ce qu'elle coûte. Non par négligence : parce que tout le monde, à commencer par vous, est occupé à traiter la maladie.
Il n'y a pas de « bon » moment ni de motif trop petit. Voici ce que j'entends le plus souvent.
Je ne vous dirai pas qu'il faut être positif. Je ne parlerai pas de combat, ni de guerrier, ni de bataille perdue ou gagnée — ce vocabulaire fait porter à la personne malade la responsabilité de l'évolution de sa maladie, ce qui est à la fois faux et cruel.
Je ne chercherai pas non plus à vous remonter le moral. La tristesse, la peur et la colère ne sont pas des symptômes à corriger : ce sont des réactions ajustées à une situation qui les justifie. Ce sur quoi nous pouvons travailler, en revanche, c'est ce qui vous submerge, ce qui vous empêche de vivre entre deux rendez-vous, et ce que vous voulez faire du temps que vous avez.
Mon rôle n'est pas de transformer une mauvaise nouvelle en bonne. Il est de vous accompagner pour que vous ne la traversiez pas seul, et pour que ce qui est encore vivable le reste.
Ma pratique est intégrative : je choisis les outils en fonction de ce que vous traversez, pas l'inverse.
Pour ce motif précis, la consultation à distance n'est pas un confort. Elle est souvent ce qui rend l'accompagnement possible.
Le détail du cadre — outil, confidentialité, sécurité — est expliqué sur la page consulter en visio.
Le conjoint, le parent, l'enfant adulte d'une personne malade traversent quelque chose de spécifique : une inquiétude permanente, une organisation qui déborde, une place difficile à tenir entre soutien et effacement de soi, et une grande solitude — puisque tout le monde, y compris eux, considère que le sujet, c'est le malade.
J'accompagne aussi bien les personnes malades que leurs proches. Une page entière est consacrée à l'accompagnement des proches aidants.
Lorsque la maladie évolue défavorablement, ou dans les situations de fin de vie, l'accompagnement se poursuit — c'est le cœur de ce que j'ai fait pendant neuf ans en équipe mobile de soins palliatifs. Il se prolonge souvent, ensuite, en accompagnement de deuil.
Ce n'est pas un domaine que j'ai découvert en libéral :
Le parcours complet détaille ces années.
C'est précisément le moment où la visioconférence prend tout son sens. Vous n'ajoutez pas un déplacement à une semaine déjà remplie de rendez-vous médicaux, vous ne prenez aucun risque infectieux si vous êtes immunodéprimé, et une séance peut se tenir depuis votre lit un jour de fatigue.
Les séances peuvent aussi être espacées ou rapprochées selon les cycles de traitement.
Non. Beaucoup de personnes décrivent d'ailleurs que le plus dur commence après : pendant les traitements, le corps et l'agenda tiennent debout ; c'est à l'arrêt du protocole, quand l'entourage estime que « c'est fini », que le contrecoup arrive.
Mais un accompagnement peut se mettre en place à n'importe quel moment du parcours, dès l'annonce.
Oui. L'entourage d'une personne malade traverse quelque chose de spécifique, souvent invisible et rarement pris en charge. J'ai consacré une page à l'accompagnement des proches aidants, et je reçois aussi bien la personne malade que son conjoint, un parent ou un enfant adulte.
Pas nécessairement. Les psychologues hospitaliers font un travail précieux mais souvent contraint par le temps, le nombre et le rythme du service. Un suivi régulier en libéral permet d'inscrire le travail dans la durée, et se poursuit quand la prise en charge hospitalière s'arrête.
Si vous bénéficiez déjà d'un suivi qui vous convient, je vous le dirai franchement plutôt que d'en ajouter un.
Oui. Formation en psycho-oncologie en 2018, Master 2 de psychologie clinique de la santé, et surtout dix ans d'exercice hospitalier en oncologie, hématologie, hépato-gastro-entérologie et en équipe mobile de soins palliatifs. Ce n'est pas un domaine que j'ai découvert en libéral.
Non, et je me méfie de tout discours qui le laisserait entendre. Un accompagnement psychologique n'agit pas sur l'évolution d'un cancer ou d'une maladie chronique, et prétendre le contraire ferait peser sur vous une responsabilité injuste.
Ce sur quoi il agit, c'est la façon dont vous traversez la maladie : l'anxiété, le sommeil, les images qui reviennent, la relation aux proches, la capacité à vivre entre deux rendez-vous. C'est déjà beaucoup.
Je ne propose pas de réservation automatique en ligne, et c’est un choix. Chaque premier rendez-vous est fixé après un échange téléphonique de quinze minutes — le temps de comprendre votre situation, de vous expliquer comment je travaille, et de vérifier ensemble que cet accompagnement vous correspond. Cela me permet aussi de garantir à mes patients suivis des créneaux réguliers plutôt que de remplir un agenda au hasard.
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